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Appel à participer à l'Assemblée générale constituante de la SPS

Du Jeudi 03 octobre 2002 23:00 au Vendredi 04 octobre 2002, 01:00

Depuis de nombreuses années nous mesurons les effets négatifs de la disparition effective, au début des années 1980, de la Société française de logique, méthodologie et philosophie des sciences. Après nous être longuement concertés, nous proposons donc à toutes les personnes intéressées de participer à sa re-création, sous un intitulé (provisoire) légèrement différent, et sous une forme qu'il nous appartiendra collectivement de préciser.

Pourquoi une nouvelle société savante ?

La Société de philosophie des sciences, comme la précédente, sera ouverte à tous ceux, universitaires et chercheurs, naturellement, mais aussi enseignants du secondaire, doctorants, ingénieurs, industriels, médecins, juristes, artistes, éditeurs, journalistes, documentalistes etc... qu'intéresse la discipline. Si les philosophes seront nombreux, du moins nous l'espérons, l'adhésion de spécialistes des multiples autres disciplines concernées sera encouragée. Essentiellement, mais pas exclusivement francophone, la Société s'efforcera de rassembler non pas seulement les résidents de France, mais ceux de la francophonie et des pays européens soucieux de maintenir des contacts voire de collaborer avec les collègues exerçant en France. À cet égard, il faut insister sur l'ouverture européenne que la Société projette : des projets de Société européenne existent, et nous y sommes évidemment favorables. Nous estimons qu'une srtucturation moins vaste est d'une part indispensable en soi, car la situation des différents pays de l'Union Européenne est loin d'être uniforme, et d'autre part, ne peut que contribuer à l'édification à moyen terme, d'un espace européen. Les domaines concernés comprennet non seulement les sciences de la nature et les sciences formelles (logique, informatique, mathématiques), mais également les sciences de l'Homme et de la société, le droit, la médecine, les sciences de l'ingénieur, les sciences de l'environnement, les sciences cognitives, l'éthique dans ses rapports avec les sciences et les technologies (cette liste est indicative et sera revue par la SPS elle-même lorsqu'elle commencera à fonctionner). Il pourrait se révéler utile de créer, au sein de la Société, des subdivisions correspondant aux principales grandes spécialités du domaine, telles que "Logique et fondements des mathématiques", "Méthodologie", "Philosophie de la physique (respectivement de la biologie, de la psychologie etc...), "Philosophie du droit", "Philosophie de l'économie", "Philosophie des sciences sociales" etc... ainsi peut-être que des commissions sur des questions telles que "Enseignement et formation à la recherche", "Éthique", "Économie et politique de la science", "Science et média" etc...

Contexte international, contexte national

Plusieurs événements récents ont montré que l'heure est venue de prendre cette initiative, à laquelle nous songions depuis des années, et dont il a souvent été question avec nombre de destinataires du présent appel.

Sur le plan international, certains d'entre nous ont assisté au XIeme Congrès de la Division de Logique, méthodologie et philosophie des sciences (LMPS) à Cracovie en août 1999 et ont pu constater la faible participation française, surtout, ce qui est inquiétant, de la part des jeunes générations. Sur le plan européen, il s'est crée, ces dernières années des sociétés telles que la Société européenne pour la philosophie et la psychologie, la Société européenne pour la philosophie de la médecine, la Société de philosophie analytique (francophone), l'European Society for Analytic Philosophy et d'autres encore, qui permettent à certains segments de notre communauté, prise au sens étendu, de participer plus activement à la vie scientifique européenne dans des cadres tantôt plus larges, tantôt plus restreints que celui auquel renvoient le signe et la tradition du LMPS.

Sur le plan national, d'une part le Comité national d'histoire et de philosophie des sciences, alerté par le rapport de l'un d'entre nous sur le Congrès de Cracovie, nous a fortement encouragés à faire revivre une société de philosophie des sciences (qui ferait notamment pendant à la Société d'histoire des sciences); d'autre part les initiatives de notre collègue Dominique Lecourt ont fait nôtre l'espoir d'une extension importante des opportunités professionnelles, qu'il conviendrait d'accompagner d'un effort théorique et organisationnel pour dynamiser le secteur concerné et en dégager les lignes-forces, indépendamment des instances officielles (CNU, Comité national, unités du CNRS, instituts universitaires). L'Association Henri Poincaré/Physique-Mathématiques, qui contribuait à cette tâche dans un domaine plus restreint, est entrée dans une phase de sommeil et sa contribution à l'animation trans-institutionnelle de notre secteur nous manque cruellement.

Objectifs de la SPS

Les objectifs de la Société seront évidemment précisés par ses adhérents, mais il est clair qu'ils devront tendre à favoriser la recherche, la formation, la diffusion des travaux, et encourager les échanges entre disciplines et entre structures. L'organisation d'un congrès annuel ou biennal et la participation à l'organisation de colloques, écoles d'été et journées spécialisées, seront une de ses activités principales. Elle s'efforcera de développer les synergies et de créer un milieu moral et matériel favorable au "désenclavement" des collègues isolés dans leur établissement d'exercice. Elle veillera à rassembler et à synthétiser les informations relatives aux programmes, aux thèses en cours, aux demandes et offres d'emploi dans notre domaine. Elle entretiendra, en toute indépendance, un dialogue avec les partenaires institutionnels naturels et proposera aux acteurs de l'édition, du journalisme, des media, d'engager une réflexion commune afin d'améliorer la qualité des médiations entre spécialistes et non-spécialistes. Elle encouragera par tous les moyens une participation accrue de ses membres aux congrès et colloques internationaux (par exemple au XIIieme LMPS, qui aura lieu en 2003 à Oviedo, en Espagne). Une attention nouvelle devra sans doute être accordée à la pleine utilisation des techniques liées à l'internet, que ce soit dans le but de faire connaître dans le monde nos travaux et nos programmes d'enseignement, que ce soit à des fins de documentation et de collaboration, à des fins de communication et d'organisation de colloques, réponses à appels d'offre etc..., ou qu'il s'agisse enfin de la mise en commun, voire de la mise au point en collaboration, d'outils pédagogiques.

Parmi les problèmes généraux auxquels il faudra s'efforcer d'apporter des solutions, deux méritent d'être mentionnés dès à présent, car ils eront certainement abordés lors de l'assembléé générale.

Le premier concerne l'articulation de notre Société avec les sociétés savantes dont les intérêts recoupent les nôtres; il serait très regrettable que des obstacles matériels ou symboliques, ou tout simplement la limitation des ressources en temps et en énergie, constituent un frein au regroupement que nous aimerions susciter. Tout au contraire, nous concevons la philosophie des sciences, institutionnellement, comme une étiquette fédérative : il nous semble qu'aucune des collectivités spécialisées (logique et philosophie des mathématiques, méthodologie ou philosophie générale des sciences, philosophie de la médecine, philosophie de la physique, philosophie du droit, philosophie de l'économie, etc., ou, selon une autre dimension, philosophie analytique) ne dispose, du moins actuellement, dans notre pays, du poids numérique ni de la représentativité nécessaires pour faire réellement progresser l'ensemble de nos disciplines, moralement et matériellement, et notamment de s'imposer sur le plan européen et international. Il est parfaitement clair, cependant, que les sociétés savantes spécialisées jouent un rôle irremplaçable dans l'animation de la recherche, et que loin de les gêner, notre Société devrait s'efforcer de les aider à se développer. Une solution pourrait être de se coordonner avec celles d'entre elles qui y seraient disposées, afin de proposer une adhésion conjointe, une procédure de concertation quant aux colloques, invitations etc., l'organisation conjointe de certaines manifestations, et peut-être une mise en commun partielle des ressources administratives.

Le second problème porte précisément sur la gestion de la Société . Il serait souhaitable qu'elle ne repose pas entièrement sur le bricolage et la bonne volonté d'un petit cercle de membres volontaires; un minimum de moyens humains et matériels sont nécessaires, ainsi qu'une localisation géographique, éventuellement tournante. Sur ce plan, une modestie excessive finit par nuire. Les possibilités seront explorées en temps et en heure, mais il serait bon qu'un embryon de réponse, même provisoire, soit trouvé lors de l'assemblée générale, afin que la Société puisse commencer sans délai à exister réellement et à rendre des services à la collectivité.

L' assemblée générale à laquelle nous vous convions, ainsi que toutes celles et tous ceux qui sont susceptibles de s'intéresser à la Société, prendra place juste avant deux manifestations susceptibles de vous intéresser : la principale est le congrès international sur " Histoire et philosophie des sciences : vers une nouvelle alliance? ", qui est la joint Session de la la Division d'histoire des sciences (DHS) et la Division de Logique, méthodologie et philosophie des sciences (DLMPS) de l'Union internationale d'histoire et de philosophie des sciences; la seconde (à confirmer) est une journée d'étude sur l'enseignement de l'histoire et de la philosophie des sciences à l'extérieur des départements de philosophie (notamment dans les facultés des sciences et de médecine). Dans le cadre du congrès, des sessions spéciales, outre les traditionnelles contributions, sont encouragées. Il y aura donc aussi de bonnes raisons scientifiques de faire le déplacement.

Nous vous invitons à retourner le plus tôt possible le bulletin d'inscription joint, afin de nous faciliter les tâches d'organisation. Nous espérons aussi pouvoir compter sur vous pour assurer à cet appel la plus large diffusion, y compris auprès des étudiants de troisième cycle.

Le 31 mai 2002.

Signataires

Daniel Andler (Paris-IV et ENS-Ulm)

Patrice Bailhache (Nantes)

Jacques Bouveresse (Collège de France) `

Claude Debru (Paris-VII)

Mauro Dorato (Roma-III)

Jacques Dubucs (CNRS/IHPST, Paris-I)

Anne Fagot-Largeault (Collège de France)

Jean Gayon (Paris-1)

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Dernière mise à jour : Vendredi 15 décembre 2017